Un nouveau système de compensation de l’empreinte carbone, impliquant les écoles et leurs élèves, a été lancé.

Initiés par la Coopérative Forêt d’Arden, basée à Lévis, les “crédits carbone éducatifs” permettent en effet aux organisations de compenser leur empreinte carbone. Ces crédits sont générés par les gestes de réduction posés par les élèves d’écoles prenant part aux défis de la Bourse du carbone Scol’ERE, créée par la Coopérative en 2010. Depuis 4 ans, cette bourse du carbone a formé plus de 2500 élèves d’écoles primaires qui ont permis d’éviter plus de 2000 tonnes de CO2 éq.

Les deux premiers acheteurs de ces crédits carbone sont la Ville de Lévis et le Mouvement Desjardins, qui y fera appel pour compenser les émissions de gaz à effet de serre générés par le Sommet international des coopératives, qui se tient cette semaine à Québec. “Desjardins est fier de soutenir la Bourse du carbone Scol’ERE parce qu’elle rejoint plusieurs de ses objectifs au plan coopératif par son approche concrète qui incitent à passer à l’action et à obtenir des résultats mesurables qui auront des incidences tant au plan économique, social, qu’environnemental, dit Pauline d’Amboise, secrétaire générale du Mouvement. Cet engagement se traduira par l’achat des crédits de carbone éducatifs générés par l’effort des jeunes à réduire leurs émissions de GES occasionnées par leurs choix de consommation, de modes de transport et de gestion des matières résiduelles.” 

Ces crédits carbone sont issus d’une démarche de validation assurée par un comité-conseil piloté par le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), tandis que le volume de CO2 évité par chaque défi proposé par la bourse a été évalué par le Ciraig. “L’achat de crédits carbone éducatifs a une double valeur et un effet durable: il permet de neutraliser les émissions de gaz à effet de serre, par l’achat de CO2 équivalents évités, en plus de contribuer au financement d’un projet novateur privilégiant l’éducation et le passage à l’action des jeunes du Québec dans la lutte aux changements climatiques“, dit Marie-Andrée Saint-Pierre, agente de recherche au CRIQ.

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