Unilever, Aimia et Mountain Equipment Coop figurent parmi les 100 grandes entreprises internationales qui se mobilisent pour établir les "règles du jeu" du marché du carbone.  

C’est à l’approche de la prochaine rencontre de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques, qui s’ouvrira lundi à Doha, que le Carbon Price Communiqué, initié par The Prince of Wales Corporate Leaders Group on Climate Change, a rassemblé des déclarations d’entreprises internationales pour appeler à une politique globale en faveur de l’établissement d’un prix sur les émissions de carbone.

Présentant la tarification comme l’un des principaux piliers pour une politique efficace en changement climatique, les signataires, parmi figurent également Kodak, la banque ING et Barilla, demandent l’implantation de mesures pour apposer un prix sur les émissions carbone, et pour ainsi remédier au déséquilibre croissant entre l’offre et la demande de quotas du système d’échange d’émissions. Cette tarification contribuerait également à stimuler les investissements dans des projets réduisant les gaz à effets de serre. "Les gouvernements présents cette année lors de la convention de l’ONU devraient se concentrer sur la tarification du carbone, à titre d’objectif politique majeur", dit Graham van’t Hoff, président de Shell UK, également signataire.

Les entreprises estiment qu’un prix du carbone établi en fonction du marché, offrirait une certitude réglementaire et un moyen d’établir un schéma d’échange d’émissions avec des "règles de jeu équitables", nécessaires aux investissements à grande échelle et à l’innovation. 

La commissaire de l’Union Européenne, Connie Hedegaard, a accueilli le communiqué en soulignant la tendance à la baisse des émissions, qui a chuté de 2,5% l’an dernier malgré la croissance économique globale de 1,5%. "L’expérience européenne confirme que mettre un prix sur le carbone stimule la réduction des émissions, dit-elle. Nous envisageons de lier notre système avec l’Australie et encourager d’autres pays à se joindre au système d’échange d’émissions afin de faire baisser les émissions au niveau mondial."

Les entreprises signataires mentionnent toutefois que la tarification du carbone "n’est pas une solution miracle, mais que la portée du changement est énorme" lorsque mis en combinaison avec d’autres politiques économiques vertes.

Pour consultez le communiqué, cliquer ici

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