A l’instar du Carbon Disclosure Project, le Forest Footprint Disclosure (FFD) est une nouvelle initiative de divulgation, axée sur l’empreinte forestière des entreprises.

Le FFD, qui vient de publier son premier rapport, vise à faciliter le dialogue entre investisseurs et entreprises sur la gestion de risque en matière d’empreinte forestière. Objectif : mettre en place un programme de divulgation annuelle contribuant à freiner la déforestation due aux pratiques d’approvisionnement des grandes entreprises.

Inspiré du Carbon Disclosure Project, qui interroge chaque année les grandes entreprises sur leurs stratégies en matière d’émissions de gaz à effet de serre, le FFD vise à recenser la prise en compte, par les entreprises, de leurs pratiques d’approvisionnement ayant un impact plus ou moins direct sur les forêts. Les activités particulièrement visées au bout de la chaîne, qui contribuent toutes à la déforestation, sont l’élevage, le bois d’œuvre, la culture de soja et d’huile de palme, les biocarburants. Ce projet a été initié par le Gobal Canopy Programme et compte sur le soutien de diverses fondations, du Département du développement international du Royaume-Uni et de l’Initiative financière du PNUE.

"Les entreprises devraient cesser d’accepter l’utilisation de matières premières, de provenance inconnue et représentent donc un risque potentiel, et prendre au moins la peine de vérifier d’oû proviennent réellement leurs approvisionnements", indique-ton dans le rapport.

Le premier questionnaire du FFD a été envoyé à 217 entreprises — figurant toutes au Fortune 500 — qui s’approvisionnent en produits représentant un risque pour les forêts. 35 d’entre elles y ont répondu, acceptant de révéler l’impact de leurs opérations sur les forêts et d’expliquer les démarches en vue d’amoindrir cet impact. Parmi celles-ci figurent Marks & Spencer, BMW, L’Oréal, Nike, Adidas et Unilever.

Si la majorité des entreprises contactées n’ont pas pu répondre à ce premier questionnaire, elles étaient toutefois nombreuses à signifier leur intérêt et à vouloir mettre en place des processus pour collecter l’information en vue de la prochaine édition. En outre, seules 14 entreprises ont clairement refusé de participer, dont BP, Danone, Johnson & Johnson et AbitibiBowater.

Pour télécharger le rapport (en anglais), cliquer ici.

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